Qui suis-je ?

Ma photo
Konichiwa ! ♡ Bienvenue, je m'appelle Selma, j'habite près de Paris et j'adore l'Art. Avec le temps, je deviens de plus en plus passionné par les voyages, les films, la musique, la littérature, les séries et la photographie, c'est pourquoi je veux faire découvrir mon petit monde à moi, aux autres !

01/10/2016

Un mois, un livre ♡ Marche ou Crève de Stephen King

  Hey ! Ça fait un petit moment ? Je sais. Les cours ont repris du coup, je n'ai pas énormément de temps, entre les évaluations qui sont de retour, les devoirs, les recherches pour mon stage... L'important, c'est que j'ai enfin trouvé du temps pour écrire un article sur un livre que j'ai fini il y a une semaine. Je l'avais commencé au mois d'août, pendant mes vacances et puis j'ai arrêté un moment et la semaine dernière, je l'ai fini. C'est le premier article d'une nouveauté sur le blog, la chronique 'Un mois, un livre'. Comme le nom l'indique, à chaque fin de mois, je parlerai d'un livre que j'ai lu pendant ce mois-ci justement ou alors juste, car j'avais envie d'en parler (je pense faire de même pour les films 'Un mois, un film', dîtes moi si ça vous plaît en commentaire). 

Installe-toi bien confortablement, car aujourd'hui, je vais te parler d'une merveille, Marche ou Crève ou 'The Long Walk' en anglais par Richard Bachman alias Stephen King. 



  C'est donc le deuxième Stephen King que j'ai lu et comment vous dire que depuis que j'ai lu Shining, j'ai envie de lire tous les King qui existent. D'habitude, les descriptions m'ennuient, mais les descriptions de King sont tellement belles, détaillées et elles ont toujours une signification bien particulière. Dans les deux seuls romans que j'ai lus de Stephen King jusqu'ici, j'ai remarqué qu'il a une écriture très spéciale. La plupart du temps, et tu vas le voir dans les citations que je citerai plus tard, il fait des métaphores et il utilise pas mal le langage familier mais, c'est ce qui fait son écriture et j'adore tellement ! 

Résumé : Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.

Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. 

Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?


Le titre du roman explique tout. Mais en même temps, pas tellement. Quand on commence le livre, on se dit qu'on va seulement suivre l'histoire d'un jeune adolescent inconscient jusqu'à sa mort. Mais c'est complètement différent, ce roman est une belle leçon de moral sur les relations humaines, l'amitié, l'amour, la peur, la mort, l'adolescence ; ce roman nous raconte tout simplement une dystopie qui pourrait très bien devenir réel dans notre monde. 

Tu vas sûrement te dire que je suis cinglé et que c'est complètement inimaginable mais, laisse moi t'expliquer. 
  • Nous, les humains, on veut toujours plus. Prenons l'exemple du poids. Tu maigris et tu manges sainement, jusque-là tout est normal. Sauf que, le poids que tu voulais atteindre, c'était par exemple 80kg. Quand tu arrives à ces 80kg, tu vas avoir envie de maigrir encore plus. C'est pourquoi on repousse toujours nos limites et parfois, ça devient un danger. 
  • Malheureusement, on vit dans une société où, quand on regarde le journal, les gens veulent des informations qui leur donnent des frissons, comme des meurtres... On est une société de consommation qui veut toujours plus et c'est tellement malheureux. 
  • De plus, il y a ce problème : les télé-réalités qui ne servent strictement à rien selon moi et qui sont là juste pour encore plus gaspiller nos neurones. 
Justement, en parlant de télé-réalité, la compétition à laquelle participent tous ces jeunes garçons est retransmise à la télé et le public est omniprésent dans le livre et les garçons sont dérangés par ça et on est complètement mal à l'aise face à toute cette pression. J'ai lu une critique sur Babelio avec laquelle j'étais totalement d'accord, elle disait que c'est un des seuls King où il n'y a pas d'horreur, mais, l'inhumanité est tellement présente à chaque page que ça en fait un récit horrifique.

En parlant de garçons, il serait temps que je parle des personnages bien sûr. Tout au long du livre, on suit un personnage, Ray Garraty. Notre jeune Garraty (tout le long du livre les personnages sont appelés par leurs noms de famille) du Maine (décidément M.King adore le Maine). J'ai beaucoup aimé le personnage de Garraty, il a une force mentale impressionnante et je ne sais pas, j'ai beaucoup aimé son personnage, car c'est un personnage réaliste, je pense. J'ai adoré Olson et McVries vraiment. Tout les garçons ont leurs caractères bien précis ce qui fait qu'on peut vraiment s'identifier. J'aurai aimé que Stephen King parle plus des personnages qui n'étaient pas dans le groupe de Garraty. Je m'explique, du début à la fin, Garraty fait partie d'un groupe avec justement McVries, Olson, Baker et quelques autres personnages, mais King ne parle pas assez des autres personnages, ceux qui ne font pas partie du groupe de Garraty. Et c'est assez dommage, je trouve, mais ça ne change en aucun cas mon avis sur le fait que ce livre est une merveille. 

Parlons maintenant de mes sentiments et de mes émotions face à ce livre. Comment te dire que ce livre m'a fait passer par tellement d'émotions différentes, c'est hallucinant. Pour les personnes qui ont lu le livre, le chapitre 10 a été horrible pour moi. Durant ce chapitre, j'ai été énervé, nostalgique, dégoûté, heureuse, surprise, pensive et horrifié. Je t'assure qu'en 21 pages, Stephen King a réussi à me faire passer par cette palette d'émotions complètement différentes l'une de l'autre. Je ne sais pas, il s'est passé quelque chose de magique en moi pendant la lecture de ce chapitre, c'est inexplicable sérieusement. Il faut vraiment lire ce livre, au moins, juste le chapitre 10. 

Je pense que j'ai tout dit, passons maintenant aux citations que j'ai adoré ou qui m'ont marquée (y en a pas mal, j'avertis seulement).

  • " Garraty se dit que les souvenirs étaient comme une ligne tracée dans la terre. Plus on revenait en arrière, plus cette ligne était brouillée et difficile à voir. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien que du sable lisse et le trou noir du néant d'où on est sorti. Les souvenirs s'étiraient en somme comme la route. Ici, elle était dure, bien réelle et tangible. " (Page 90)  
  •  " - La leçon la plus importante que tu recevras de ta vie peut-être. Le secret de la vie contre la mort. Réduis cette équation et tu peux te permettre de mourir, Garraty. " (Page 243)
  •  " Olson ne répondit pas. Alors, Garraty se rappelait ce qui lui échappait, mais ce n'était pas tellement important, après tout. Olson lui rappelait le Hollandais volant, le vaisseau fantôme qui continuait de naviguer inlassablement alors que tout son équipage avait disparu. " (Page 245)
  •  " - J'ai encore envie de vivre, dit brutalement Parker. Toi aussi, me racontes pas d'histoires, Garraty. Ce mec, McVries, et toi, vous marchez ensemble et vous déconnez entre vous à propos de l'univers ou je ne sais quoi, c'est rien que des conneries mais ça passe le temps. Mais ne me raconte pas d'histoires. Le résumé, c'est que t'as envie de vivre. " (Page 265) 
  • " - Je crois que le nombre n'a pas d'importance. Il vient un moment où la volonté se brise, tout bonnement. Ce que je pense, ça ne change rien, tu comprends ? Dans le temps, ça me plaisait beaucoup de faire de la peinture à l'huile. Je n'étais pas trop mauvais, même. Et puis un jour, v'lan. Ça ne s'est pas ralenti. Je me suis simplement arrêté. Je n'avais plus envie de continuer, même pas une minute. Je me suis couché un soir en me disant que j'aimais peindre et quand je me suis réveillé, plus rien. " (Page 301)   
  •  (Je vais pas tout écrire mais la page 332 en entier est magnifique)  
  •  " Peut-être avait-il voulu la blesser ? Mais ça n'avait plus d'importance. C'était le passé. C'était l'avenir qui se défaisait devant lui, avant même d'être tissé. On s'enfonce, se dit-il. Ça ne devient jamais moins profond, ça descend simplement jusqu'à ce qu'on sorte de la baie et nage dans l'océan. Dans le temps, tout cela avait paru simple. Assez drôle, pas de doute. " (Page 349)
  •  " Garraty se demanda comment ce serait d'être couché dans le plus grand, le plus poussiéreux des silences de bibliothèque, de rêver éternellement des rêves confus sous des paupières collées, éternellement vêtu de son costume du dimanche. Plus de soucis d'argent, de réussite, plus de peur, de joie, de douleur, de chagrin, de sexe ou d'amour. Le zéro absolu. Pas de père, de mère, de fiancée, d'amant. Les morts sont orphelins. Aucune autre compagnie que le silence, comme une aile de papillon. La fin de l'atroce souffrance du mouvement, du long cauchemar de la route. La corps en paix, le calme et l'ordre. La parfaite obscurité de la mort. Comment est-ce que ce serait ? Mais comment est-ce que ce serait ? " (Page 353/354)


                                                              Don't forget, you will shine ♡          
                                                                            Selma xx